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Titre VO : "Forbidden Fruit"
Titre VF : "Le fruit défendu"
Réalisation : John Behring
Scénario : Jill Abbinanti, Peter M. Lenkov
USA : 17 Décembre 2008
France: 1er Décembre 2009
Casting : Emmanuelle Vaugier (Det Jessica Angell), Alvin Zalamea (Clancy), Jack McGee (Marks), Casey LaBow (Ella McBride), Kristin Cavallari (Isabelle Vaughn), Alex Schemmer (Tony Clark), Tahyna Tozzi (Quinci Feeney), Morgan Hewitt (Marina Morton), Louis Lombardi (Stan Trovato), Chris Carmack (Colby Duncan), Paul Papadakis (George Kolovos)
Résumé :
Lors d'une patrouille de nuit, deux officiers de police surprennent un homme se débarassant du cadavre d'une jeune femme. En tentant de fuit, l'homme s'empale sur une tige de fer. La victime s'avérait être une figure montante du stylisme. Lors de l'autopsie, Sid découvre que les deux personnes ont mangé un repas étrange avant leur mort, dont un fruit du miracle, permettant de masquer l'acidité des aliments. L'assassin a ainsi fait ingérer de la soude à Isabelle pour la tuer...
Parallèlement, Mac recroise la route de Ella McBride, tandis que Stella doit élucider le meurtre d'un homme pouvant être lié aux pièces recherchées par l'homme qui l'a agressé quelques semaines plus tôt...
Popularité
[Voiture de police : 2 officiers sont en patrouille]
Policier : Attends attends, recule j’ai vu un truc bizarre [Les policiers voient un homme mettre un cadavre dans le coffre d’une voiture] Fonce ! [Ils arrivent sur les lieux] Qu’est-ce que vous faites ? Police, bougez plus ! Obéissez ! [L’homme essaye de fuir, mais s’empale contre une tige]
[Magasin : Mac fait ses courses. Soudain, il rencontre Ella McBride, impliquée dans une ancienne affaire]
Ella : Lieutenant Taylor ? Ella McBride
Mac : Oui, je vous reconnais. Ca vous arrive souvent de faire vos courses à minuit ?
Ella : Seulement en cas d’insomnies
Mac : Autant rendre les nuits blanches productives
Ella [regarde les courses de Mac] : Des corn flakes ? Je croyais les policiers plus aventureux !
Mac : Nous le sommes. Regardez, je vais manger mes corn flakes avec du lait qui expire dans 2 jours [Ils rient]. Comment allez-vous ?
Ella : Plutôt bien. Je suis allée voir ma mère hier, c’est dur, pour toutes les deux. C’est pas évident de recevoir sa fille en prison [Ils arrivent à la caisse]
Mac : Je vous en prie
Ella : Bah non, vous avez presque rien, allez-y
Mac : Comme vous voudrez
Ella : J’ai eu une très bonne nouvelle ces jours-ci
Mac : Ah oui ?
Ella : Vous vous souvenez des cartes, celles que les gens m’envoyaient avec leurs secrets ? Je les ai rassemblées dans un livre, et il va être publié
Mac : Toutes mes félicitations
Ella : Merci. Si on prenait le petit déjeuner ? C’est moi qui invite [Mac reçoit un message sur son téléphone]
Mac : Ah non, excusez-moi, je dois y aller
Ella : Ca fait rien
Mac : Ca a été un plaisir de vous revoir
Ella : Oui [Mac s’en va]
[Scène de crime : Flack, Mac et Danny]
Danny : Bonjour Mac
Mac : Qu’est-ce qu’on sait de lui ?
Flack : Nom Tony Clark, Age 27 ans, profession acheteur pour une chaine de grands magasins. D’après sa carte de visite. Son porte-clés contient un tas de choses intéressantes. On peut malheureusement pas en dire autant pour sa victime, c’est incroyable le monde qu’il y a à New York. Il y a moyen de se débarrasser nulle part d’un cadavre !
Mac : Pas de signes externes de traumatisme, les extrémités sont intactes [Soudain, le téléphone de l’homme sonne, Danny, près du corps de celui-ci, le regarde]
Flack : Vous pensez que c’est un crime sexuel ?
Mac : Aucune blessure défensive, rien qui indique une agression sexuelle. Hémorragie interne, le reste est le travail de Sid
Danny [apporte le téléphone] : Regardez, Tony vient de recevoir un texto, qui demande si c’est fini
Mac : Non, ça vient de commencer !
GENERIQUE
[Scène de crime : Danny et Mac]
Mac : Grâce à son immatriculation, on connait l’identité de la victime
Danny : Laissez-moi deviner, Isabelle Vaughn [Il trouve une carte à son nom dans la voiture]
Mac : D’après les premières informations, cette jeune femme était une étoile montante dans le monde de la mode. Sac à main, accessoires, elle avait le vent en poupe
Danny : Ca nous fait une belle jambe !
Mac : Et de votre côté ?
Danny : Côté conducteur, il y a une tâche rouge sur le tapis qui a l’air fraîche, qui a l’air d’être végétale. Elle a du arriver là sous une chaussure, mais l’ennui c’est qu’il n’y en a aucune trace sous les semelles des deux victimes
Mac : D’où peut-elle provenir ?
Danny : Sûrement d’un autre conducteur, qui est peut-être la personne à l’origine du message
Mac : Flack est en train de remonter l’appel pour obtenir un nom. Les hommes de patrouille qui ont surpris Tony assurent qu’il était seul à ce moment là. Pas de sang, pas de signes de bagarre…
Danny : … propre comme un sou neuf ! A part cette tâche
Mac : Ce n’est pas la scène de crime principale
[Salle d’autopsie : Lorsque Sid examine le corps et qu’il commence à l’ouvrir, du liquide coule. Sid se précipite sur le téléphone et appelle Hawkes, qui arrive peu après]
Sid [au téléphone] : Hawkes, c’est Sid. Euh non, non je n’ai pas fini. Mais vous devriez me rejoindre sans attendre. [Une fois Hawkes arrivé] Ses organes se sont liquéfiés, et ce processus s’est poursuivi après son décès
Hawkes : Saponification ?
Sid : C’est officiellement la cause de sa mort
Hawkes : Waouh !
Sid : En parlant d’étrange, regardez donc les contenus stomacaux. Les deux victimes de ce soir ont picorés un bien curieux menu
Hawkes : Les deux ? Ils ont dinés ensemble avant qu’Isabelle soit tuée ?
Sid : A ce qu’il semblerait, nous avons du citron, des pissenlits, des oignons crus, du vinaigre, du Tabasco, sans oublier la soupe au sang de canard ! Cependant, Isabelle a ingéré un ingrédient qu’on ne trouve pas chez Tony : de l’hydroxyde de sodium, c’est-à-dire de la soude caustique, normalement utilisée comme déboucheur ! Pour obtenir de pareils dégâts, elle a du en observer au moins un demi litre !
Hawkes : Ca ne peut pas être une ingestion accidentelle
Sid : Non. C’est là le seul mode d’ingestion qu’on peut exclure, mais rien n’indique non plus qu’on l’ait forcée à l’avaler
Hawkes : Vous êtes en train de me dire qu’elle aurait ingéré cet infecte liquide volontairement ?
Sid [plaisantant] : C’est difficile à avaler, j’en conviens
Hawkes : Si elle s’était suicidée, pourquoi Tony se serait débarrassé du corps ?
[Bijouterie – Scène de crime : Angell et Stella]
Angell : J’étais sure que ça vous intéresserait. Il s’appelle Declan Rooney, 29 ans
Stella : Oui, la nuque brisée, le petit doigt cassé. C’est le mode opératoire de celui qui a tué le pêcheur de rats il y a maintenant 3 mois
Angell : Et qui a essayé de vous tuer
Stella : Sebastian Diakos. Le hic c’est qu’il a disparu
Angell : Si l’autopsie confirme que c’est bien sa signature, ça veut dire qu’il vient de réapparaître
Stella : Vous avez tiré quelque chose des caméras de surveillance ?
Angell : Elles sont fausses. On est sur Canal Street, la Madison Avenue du pauvre ! Mais pour autant que je sache, rien n’a été volé
Stella [voit un porte bijou vide] : Sauf peut-être ce qu’il y avait là-dessus
[Couloir du labo : Adam et Danny]
Danny : Ah, de la bouse d’éléphant ?! T’en es sur ?
Adam : Oui, sur, c’est ce qu’Isabelle avait sous les ongles. Ca vient de chez Sid
Danny : C’est dingue, en ce moment dès qu’il y a un truc qui pue, c’est pour toi !
Adam : Je te le fais pas dire
Danny : La bouse d’éléphant c’est pas le genre de truc avec lequel on est en contact tous les jours. Tu trouves le lien, je te paye une pizza !
Adam : Oh non, c’est moi qui paierait, pense aux frais que tu vas avoir !
Danny : Ah ouais, quoi ? Biberons, couches, c’est pas grand-chose ça !
Adam : Les couches c’est de la rigolade, il faut que tu vois un peu plus loin que ça mon petit gars ! Le coût global de l’éducation d’un enfant est de 150 000 dollars, sans compter l’université
Danny : D’où tu sors ça ?
Adam : Bah, c’est mon père qu’arrêtait pas de me le rappeler à tout bout de chant, alors si j’étais toi, je commencerais à mettre de l’argent de côté. Ceci dit, ce serait plus facile en concubinant vos 2 revenus
Danny : Vas-y dis-le, tu veux nous marier ! [Lindsay arrive à ce moment là]
Adam : Salut Lindsay
Lindsay : Salut
Adam : Allez, je m’occupe de la bouse [Il part]
Lindsay : Je croyais que tu devais fouiller l’appart d’Isabelle ?
Danny : Il n’y avait rien. Je vais aller fouiller chez Tony en espérant que la scène de crime primaire s’y trouve. Et nous comment ça va ?
Lindsay : Génial ! Je crois que je l’ai senti bouger !
Danny : Sans blague. Viens par là [Il l’emmène dans un endroit plus tranquille, et touche le ventre de Lindsay]
Lindsay : Il s’est arrêté
Danny : Dès qu’il recommence tu viens me chercher
[Labo : Mac et Lindsay. Mac arrive et voit Lindsay devant une table couverte de fruits et d’aliments en tout genre]
Mac : Les femmes enceintes ont des envies bizarres mais là vous exagérez !
Lindsay : Ca c’est pour la science !
Mac : Vous m’avez fait demandé ?
Lindsay : Je voulais vous offrir un petit encas
Mac : C’est un petit encas ou une de ces reconstitutions dont vous avez le secret ?
Lindsay : Tenez, mettez vous une de ces baies dans la bouche et faites là tourner un petit moment
Mac : Lindsay, vous me prenez pour un cochon-dinde ?
Lindsay : Roh, évitez de me contrarier, je suis une femme enceinte ! [Il le fait, puis elle lui énonce le nom du produit]. C’est la trace végétale que Danny a trouvé sur le tapis de la voiture. En l’analysant, j’ai isolé une molécule de glycoprotéine active, dont le nom commun est miraculine. C’est le composant principal de cette baie qui vient d’Afrique de l’Ouest et qui est plus connue sous le nom de fruit du miracle.
Mac : Le miracle m’échappe pour le moment
Lindsay : La miraculine altère les papilles, l’amertume se change en goût sucré
Mac : Et combien de temps mes papilles vont rester altérées ?
Lindsay [prenant un air sérieux] : Jusqu’à la fin de vos jours. [Mac la regarde fixement] Non je plaisante, quelques dizaines de minutes. Alors autant profiter de l’occasion ! Allez-y, croquez moi ce bel oignon [Il mange alors l’oignon]
Mac : Délicieux, tout à fait exquis
Lindsay [amusée] : Voilà pourquoi les contenus stomacaux des victimes étaient tellement bizarres
Mac [toujours en train de manger] : En tout cas, ça explique comment Isabelle a pu ingérer de la soude caustique malgré son goût d’une grande âcreté.
Lindsay : Ca confirme encore le meurtre
Mac : Mais on ne sait toujours rien du mobile, pas plus que du complice qui a envoyé le sms
[Appartement de Tony : Danny, Hawkes et Flack]
Hawkes : Fromage de tête, lard de hanneton, sang de porc caillé
Flack : Je préfère encore manger à la cantine !
Danny : Ah, je crois que je viens de tomber sur l’amuse gueule
Hawkes : Le fruit du miracle !
Flack : Ah j’y crois pas, tout mais pas de l’huile de foie de morue ! Mais qu’est-ce que c’était ce repas de dingue ?!
Hawkes : Ces aliments inhabituels ont été retrouvés dans les contenus stomacaux de Tony et Isabelle
Danny : Grâce au fruit du miracle transformé en friandise
Hawkes : Flack
Flack : Ouais
Hawkes : Allez la chercher, j’arrive
Flack : Ca y est, on a enfin le nom de la femme qui a envoyé le sms à Tony. Elle s’appelle Quincy Feeney, on l’amène au commissariat. On reste en contact !
Danny : D’accord !
[Salle d’interrogatoire : Quincy Feeney, Flack et Mac]
Mac : Vous avez envoyé un sms hier soir à votre ami Tony Clark, lui demandant si c’était terminé. Vous vouliez savoir s’il s’était débarrassé du cadavre ?
Flack : Mademoiselle Feeney, jusque là je vous tiens pour complicité de dissimulation de cadavre. Mais si vous ne répondez pas à mes questions, faites-moi confiance, je trouverais le moyen de vous accuser du meurtre d’Isabelle !
Quincy : J’idolâtrais Isabelle, mais je la connaissais très peu. C’était une amie de Tony
Mac : Alors pourquoi la tuer ?
Quincy : On est innocents ! Elle était morte quand on l’a découverte
[Flashback – Fête la veille au soir : Tony et l’ensemble des invités]
Tony : Ecoutez tout le monde, la fête est finie, c’est sérieux je déconne pas, soyez gentils de vous en aller.
Quincy : Pourquoi tu dis ça ?
Tony : Suis moi
[Salle d’interrogatoire : Quincy, Flack et Mac]
Quincy : On ne sait pas ce qu’il s’est passé, on a pensé que c’était peut-être une réaction allergique
Mac : Une réaction allergique ?
Quincy : Un accident !
Flack : Fallait prévenir la police
Quincy : Tony a paniqué, Isabelle Vaughn venait de mourir, dans son appartement. Dans notre métier, l’image est déterminante. Tony a pensé que le scandale le ruinerait
Mac : Ce sont les vêtements que vous portiez à la fête hier soir ?
Quincy : Oui
Mac : Je veux voir vos bottes
Quincy : Mes bottes ?
Mac : Oui, posez-les sur la table [Elle s’exécute, Mac les observe]. Quincy, vous avez déplacé le corps, vous voyez cette tâche ? Il y en avait une similaire dans la voiture d’Isabelle
Quincy : Tony a eu besoin de moi pour la transporter jusqu’à la voiture. Tony a insisté pour le faire lui-même (conduire)
Mac : C’était très chevaleresque de sa part !
Quincy : Il devait laisser quelque part le corps d’Isabelle et me retrouver à Long Island City où on aurait abandonné sa voiture. On devait rentrer ensembles avec la mienne. Mais Tony n’est jamais arrivé…
Flack : Voilà ce qui se passe quand on traite un être humain comme un vulgaire morceau de viande
[Appartement de Tony : Danny et Hawkes]
Danny : Doc, j’ai des traces de sang ! [Ils suivent les traces et arrivent dans une salle de bain, où le lavabo est couvert de sang] Voilà, c’est là qu’elle a dérouillé
Hawkes : Pas de signes de lutte
Danny [ouvre un placard] : Oh, du déboucheur. Il est à moitié vide
Hawkes : Il contient de l’eau de Javel, dont l’hydroxyde de sodium est l’un des principaux ingrédients. C’est peut-être l’arme du crime
Danny : A cette fête où tout le monde s’amuse à grands coups de fruit du miracle, à bouffer et picoler les trucs les plus improbables, Tony en profite pour empoisonner le verre d’Isabelle
Hawkes : Pas étonnant qu’elle n’ait rien senti venir !
[Bureau de Mac : Ella et Mac qui arrive]
Mac : Ella ? Pardon de vous avoir fait attendre
Ella : Merci à vous de me recevoir
Mac : Vous disiez que c’était urgent, à quoi dois-je votre visite ?
Ella : Je sais pas, ça peut sembler totalement ridicule, et j’ai énormément hésité avant de venir vous déranger, mais… si ça peut aider à résoudre un meurtre. Je me suis dit qu’il fallait courir le risque et quitte à me rendre ridicule, me rendre utile
Mac : Utile en quoi ? Quel meurtre ?
Ella : Isabelle Vaughn, elle est partout sur internet. Les femmes rêvent toutes d’avoir un de ses sacs à main.
Mac : Vous pensez détenir des informations qui concerneraient ce meurtre ?
Ella [Elle tend quelque chose à Mac] : J’ai trouvé ça dans ma boîte aux lettres, il y a quelques mois. Vous voyez ces lettres, le « V » et le « I » ? Et la fleur ? C’est sa signature. Ce type de couleurs vives, elle l’utilise tout le temps et partout. C’est aussi une des marques de son style. La personne qui m’a envoyé cette carte parlait certainement d’Isabelle Vaughn. [Elle lit la carte] : Je voudrais qu’elle crève.
[Entreprise de mode d’Isabelle Vaughn : Flack, Mac et Marina Morton – l’associée de la victime]
Mac [A Marina] : Vous étiez associée avec Isabelle Vaughn ?
Marina : C’est exact
Flack : Et ce que veut son avocat ? Il vous réclamait 30 millions de dollars plus la dissolution de votre partenariat.
Marina : Elle n’aurait jamais du le gagner, ce procès ridicule. Isabelle était mon employée, vérifiez sur le contrat, je détiens le label.
Mac : L’avocat dit que ce contrat était truffé de clauses abusives
Marina : C’est ce qu’ils disent tous au moment de renégocier
Mac : Peut-être mais Isabelle ne cherchait pas à renégocier, elle voulait lancer sa propre boutique, sans vous.
Marina : Ca, c’est ce que prétend son petit escroc opportuniste d’avocat. Ce minus dirait n’importe quoi pour m’enfoncer. Je suis arrivé sans un sou en poche il y a 8 ans de ma Thaïlande natale. Aujourd’hui, je suis un des plus importants distributeurs d’accessoires des Etats-Unis. Si vous croyez qu’Isabelle Vaughn constituait une menace pour moi, vous vous trompez. Et si vous connaissiez ne serait-ce qu’un peu le milieu de la mode, vous sauriez que c’est moi qui ait fait Isabelle. Elle fabriquait des cabas pour ses copines quand je l’ai rencontrée. Notre deal était strictement professionnel. Moi, j’avance.
Flack : Vous avanciez peut-être, mais pas le procès. Il restait encore un problème
Marina : Où voulez-vous en venir ?
Flack : Mon impression est que vous n’éprouviez que de la haine envers Isabelle, au point de souhaiter sa mort
Marina : Entre souhaiter et passer à l’acte, il y a une énorme différence
Mac : Pas si grande. [Il sort la carte donnée par Ella McBride] Ca vous évoque quelque chose ?
Marina : C’est le design d’Isabelle
Mac : Cette carte a été réalisée avec des matériaux dont votre label a l’exclusivité
Marina : Comment l’avez-vous eu ?
Mac : Elle a été envoyée par la poste, anonymement.
Flack : Vous êtes douée en travaux manuels ?
Marina : Désolée, je ne sais pas qui a pu la faire ou l’expédier.
[Labo : Danny et Hawkes]
Danny : Quoi de neuf doc ?
Hawkes : Salut, j’ai analysé tout ce qu’on a pu trouver qui pouvait avoir contenu le poison versé dans le verre d’Isabelle. Tous ces produits ont un pH compris entre 3 et 5
Danny : Le contraire de l’hydroxyde de sodium
Hawkes : On en est même très loin. Jusqu’à ce que j’analyse cette mixture. Un pH de 14 !
Danny : Chouette ! Donc on a versé l’hydroxyde de sodium dans le mixeur !
Hawkes : Et directement du mixeur dans le verre de la victime
Danny [A une technicienne de laboratoire qui amène des résultats] : Merci beaucoup. [A Hawkes] : Des empreintes ?
Hawkes : Rien d’utilisable. En revanche, il y a beaucoup de traces, je suis en train de séparer les composants. Si j’arrive à identifier chacun des ingrédients contenus dans le mixeur, l’un d’eux nous permettra peut-être d’identifier l’assassin. A moins que tu aies quelque chose de mieux à proposer.
Danny : L’hydroxyde de sodium dans le corps d’Isabelle était parfaitement pur.
Hawkes : Pur ? Alors ça veut dire que le déboucheur qu’on a trouvé chez Tony n’était pas l’arme du crime ?!
Danny : Non, il y aurait eu de l’eau de Javel dans son organisme, et c’est pas le cas.
Hawkes : Pur, l’hydroxyde de sodium, on en trouve que dans les laboratoires, ça n’a rien à voir avec un produit domestique !
Danny : Ouais, t’as raison. Donc il faut chercher quel invité de Tony a pu se fournir en hydroxyde.
[Salle d’autopsie : Sid, Stella et Mac]
Sid : Ce n’est pas un mode opératoire qu’on voit si souvent, je dirais qu’il retire d’une certaine compétence
Stella : Ouais, le même que dans l’assassinat de Wolford Bessie, le pêcheur de rats
Sid : Dans les deux cas, les nuques des victimes ont subies un mouvement de gauche à droite. L’arc antérieur de la vertèbre C1 est fracturé chez les deux victimes
Mac : C’est la signature des opérations spéciales, il existe une bonne douzaine d’unités où le tueur a pu être entrainé.
Stella [convaincue] : Sebastian Diakos est notre meurtrier, ça fait un peu trop de similitudes pour une coïncidence !
Mac : Sans doute en ce qui concerne la façon de tuer, mais on n’a pas le mobile
Stella : Diakos m’a été présenté par l’ambassadeur de Grèce comme un expert en antiquités, spécialiste de la Grèce antique. Notre première victime, Wolford Bessie, a été tué parce qu’il avait sur lui une pièce antique inestimable. Rooney était prêteur sur gages, il devait détenir quelque chose que Diakos convoitait !
Sid : J’ai peur de ne pas avoir de direction à vous proposer, les traces sont plutôt inexistantes. Elles se résument à cette écharde, que je lui ai retirée du bras. C’est du métal, et c’est tout ce que j’ai à vous offrir.
Stella : J’espère que ça suffira [Elle part très déterminée]
[Mac et Stella sortent de la salle d’autopsie et arrivent devant l’ascenseur]
Mac : Stella !
Stella : Non, ça va Mac, je veux avoir ce salaud !
Mac : Comme nous tous.
[Labo : Stella fait des analyses et Danny arrive]
Danny : Alors ?
Stella : Viens regarder ça
Danny : On dirait la pièce du pêcheur de rats
Stella : Oui, on dirait. J’ai trouvé ce présentoir sur la scène de crime ce matin. Je l’ai exposé à un rayon pour détecter les traces métalliques, et voilà l’image que j’ai obtenue.
Danny : Boum, identique !
Stella : Philippe II de Macédoine, 352 avant notre ère. L’écharde métallique que Sid a prélevé sur la victime a exactement la même composition que l’enveloppe métallique qui recouvrait la pièce
Danny : Ca veut dire qu’une deuxième pièce est arrivée en contrebande de Grèce aux rues de New York. Diakos l’a appris, s’est mis en chasse, l’a volée et nous a laissé un deuxième cadavre.
Stella : J’ai peur que ce ne soit pas le dernier, tu vois
Danny : Il y a d’autres pièces ?
Stella : Ouais, et Sebastian Diakos tuera tant qu’il ne les aura pas récupérées.
[Dans le hangar de Stan Trovato : Angell, Stella et Stan]
Stan : Donneur de jetons, il y en a dans toutes les laveries !
Angell : Ils sont moins créatifs que tes faux passeports
Stan : Si je voulais du créatif, je ferais mon auto portrait, et si je voulais aller bouffer de la daube en taule, je ferais ce que vous venez de me demander !
Stella : J’ai demandé au lieutenant Angell de me présenter à vous en espérant que vous accepteriez de m’aider pour une enquête [Elle lui montre des pièces]
Stan : C’est quoi ça ?
Stella : Ce sont des pièces grecques très anciennes, qui remontent à Philippe II. J’en voudrais 20 copies
Stan : Vous vous foutez de moi ?! Vous venez me demander de faire exactement ce pourquoi votre copine m’a foutu en taule la première fois ! Mais vous me prenez pour un con ou quoi ? [Il commence à partir]
Stella : Stan ! Nan s’il vous plaît, attendez ! Ce n’est pas un coup fourré ! Vous pouvez peut-être empêcher que des gens soient tués
Angell : Si tu acceptes, je m’en porte garante, il n’y aura pas de poursuites contre toi
Stan : Qu’est-ce que j’y gagne moi ?
Stella : Vous avez un frère en prison, ça fait loin pour les visites. Il pourrait être plus près d’ici
Stan : Vous pouvez le faire ?
Angell : Je suis la mère Noël
Stan : Je vais vous aider
Angell : Alors marché conclu ?
Stan : Dès que vous me ramenez le frérot, je vous fais ça aux petits oignons, et je veux que tout soit par écrit
Stella : D’accord
[Labo : Hawkes démonte un appareil et Mac arrive]
Hawkes : Oh, bonjour patron
Mac [en regardant l’appareil à côté de Hawkes] : C’est un appareil qui coûte 200 000 dollars, j’espère que vous avez une excellente raison de le démonter
Hawkes : Euh oui, il avait besoin d’un recalibrage. Je faisais les tests ADN éliminatoires des invités de la fête de Tony et, plus rien, aucun résultat
Mac : Vous êtes sur que c’est l’appareil qui est en cause, et non la qualité des prélèvements ?
Hawkes : On a effectué plusieurs prélèvements par sujet, et aucun ne produit de résultats
Mac : A qui est celui-ci ?
Hawkes : Marina Morton, l’ex-associée d’Isabelle Vaughn
Mac : J’ai effectué moi-même ces prélèvements, ils sont parfaitement fiables
Hawkes : Alors il y a deux solutions, soit l’analyseur génétique est en panne, soit on a découvert la première femme dépourvue d’ADN
Mac [sourit] : Réparez l’appareil
[Autre pièce du labo : Danny et Adam]
Danny : C’est quoi ce truc ?
Adam : Le sac que Hawkes a trouvé chez Tony Clark contenait de la bouse d’éléphant, c’est également ce que Sid a trouvé sous les ongles d’Isabelle Vaughn
Danny : C’est chez Tony qu’elle a été mise en contact avec la bouse que quelqu’un avait apporté, peut-être l’assassin
Adam : Coup de bol, j’ai pu identifier les végétaux qu’elle contenait
Danny : Ca, c’est parce que 50% de ce qu’un éléphant avale n’est pas digéré. Intéressant non ? J’ai lu ça chez le dentiste !
Adam : C’est vrai. Donc après avoir identifié de multiples baies et feuilles de fleurs, tiens tu veux voir ?
Danny [grimaçant] : Merci, sans façon
Adam : J’ai étendu la recherche à toute la région. Les résultats correspondent à la végétation du zoo de Manhattan
Danny : Quoi, un gardien du zoo est venu garnir le buffet ?!
Adam : Nan, mais le zoo revend le fumier d’éléphant à un dénommé Colby Fisher, qui selon le zoo l’achète pour en faire du papier recyclé, et ce Colby figure sur la liste des convives de Tony hier soir. « Top là ! » [Danny regarde Adam mais part sans lui taper dans la main]. T’auras pas ta pizza !
[Entreprise où travaille Colby Fisher : Flack, Danny et Colby]
Colby : Je voulais lui faire une blague, je trouvais ça drôle
Flack : Faire manger de la merde d’éléphant à une femme, je suis mort de rire
Danny : Pourquoi Isabelle ?
Colby : J’en sais rien, c’est la première que j’ai vu en arrivant. C’était con de ma part, je m’en rends compte. Je voulais juste savoir si le fruit du miracle fonctionnait
[Flashback – Fête chez Tony]
Isabelle : Qu’est-ce que c’est ?
Colby : Goûte, tu verras [Il se marre]
Isabelle : Colby t’es con ! Sale con !
[Entreprise : Flack, Danny et Colby]
Flack : Vous lui avez fait d’autres blagues aussi fun ? Après votre jumbo spécial, vous lui avez offert à boire ?
Colby : Nan. Vous ne comprenez pas, jamais j’aurais fait de mal à Isabelle
Danny : Expliquez nous pourquoi !
Colby : Elle et moi on s’entendait très bien, ça nous arrivait même de coucher ensembles
Danny : Et qui a quitté qui ?
Colby : C’est venu comme ça. On a couché ensembles, mais aucun ne voulait une relation alors…
Flack : Vous fréquentiez les mêmes milieux ?
Colby : C’est moi qui fabriquais les étiquettes pour ses habits, elle tenait à ce qu’elles soient en papier recyclé
Flack : Ce n’est plus vous qui les fabriquez ?
Colby : Nan, il y a deux mois elle a décidé de s’adresser à une autre entreprise
Flack : Ca a du vous mettre en boule
Colby : Personne n’aime perdre un client [Pendant ce temps, Danny regarde autour de lui et s’approche d’un rayonnage] Vous faites quoi là ?
Danny : Ca vous sert à quoi ce qu’il y a dans ces boites ?
Colby : Ca sert à blanchir nos produits, ça pose un problème ?
Danny : Si cet hydroxyde de sodium est celui avec lequel Isabelle a été tuée, alors oui ça pose un problème
[Couloir du labo : Mac et Lindsay]
Lindsay : Je m’y suis reprise à trois fois, la personne qui a confectionné cette carte a fait extrêmement attention à ne pas laisser la moindre trace
Mac : Vous êtes en train de me dire qu’on n’a rien ?
Lindsay : En décollant les différents matériaux qui la constituait, j’ai découvert un croquis détaillé en-dessous, mais c’est tout
Mac : Rien ne nous permet de l’attribuer à l’un des invités de Tony ?
Lindsay : A moins qu’Ella en faisait partie, parce que ses empreintes sont les seules sur la carte, et la colle utilisée pour l’assembler a aussi servi à l’accrocher sur son livre
Mac : La seule preuve dont nous disposons nous ramène à Ella ?
Lindsay : Oui. [Mac semble avoir une idée] A quoi vous pensez ?
[Salle du labo : Mac et Lindsay sont devant un ordinateur]
Lindsay : Qu’est-ce que c’est ?
Mac : C’est sa déposition manuscrite qui remonte à deux mois, elle l’a écrite alors qu’elle était suspectée dans l’affaire du meurtre de son père. Regardez, le cercle de ce croquis est le même type de boucles que les « o » de sa page manuscrite
Lindsay : De l’analyse graphologique sur un croquis ? On est très loin de manier
Mac : Elle soulève la main pour faire les « v », ce qui forme des croix à la pointe inférieure
Lindsay : La carte est un faux !
[Appartement d’Ella McBride : Ella et Mac]
Ella [En entendant frapper à la porte] : J’arrive ! [Elle ouvre] Lieutenant Taylor ! Ca c’est une surprise
Mac [énervé] : Vous avez fabriqué la carte !
Ella : De quoi vous voulez parler ?
Mac : Ca suffit maintenant ! Vous vous êtes procuré un sac à main d’Isabelle et vous avez fabriqué la carte toute seule, j’en ai la certitude ! Dans quel but ? Vous voulez vous venger en me mettant des bâtons dans les roues parce que j’ai envoyé votre mère en prison ?!
Ella : Nan, je ne ferais jamais une chose pareille
Mac [très remonté, il hurle] : Une femme a été tuée ! Au lieu de courir après son assassin, j’ai perdu un temps précieux à pourchasser un délire ! Le délire d’une menteuse !
Ella : Je ne sais pas quoi dire… je ne sais pas quoi dire…
Mac : Vous croyez que ça suffit ?
Ella : J’étais seule, seule sans personne à qui parler
Mac : C’est à peine si on se connait, pourquoi moi ?
Ella : Je croyais que vous n’étiez pas indifférent, à la façon dont vous m’avez réconforté à la mort de mon père. Visiblement, c’est pas ce que je croyais
Mac : Ca n’avait rien d’une coïncidence quand on s’est rencontrés l’autre soir dans le magasin ?
Ella : Vous m’accusez de vous avoir suivi ?
Mac : Répondez à la question !
Ella : Je croyais que vous comprendriez que j’avais envie de vous revoir et que vous n’auriez pas pris sérieusement cette histoire de carte !
Mac [s’énerve à nouveau] : Quand il s’agit d’un meurtre, je prends tout extrêmement sérieusement !
Ella : D’accord, c’est clair. Je me suis conduite de façon déplacée et stupide. Pardonnez-moi
Mac : Croyez-moi, vous vous en sortez à bon compte ! [Il quitte l’appartement]
[Labo : Pendant la musique, Danny effectue différentes analyses]
[Salle d’interrogatoire : Colby, Flack et Danny]
Flack : Ca va comme vous voulez ? Vous avez l’air tendu
Colby : Et comment je le serais pas ? Je comprends pas ce que je fabrique ici
Danny : Vous vous rappelez quand on s’est vus la première fois ? Ce que vous nous avez raconté ?
Flack : Colby, je vais vous expliquer un truc sur notre boulot. Vous voyez mon collègue là, il s’occupe du côté sciences, et moi, je m’occupe des faits. Énumérons-en quelques uns. Primo, on a vérifié tous vos appels, vous et votre partenaire occasionnelle vous vous êtes appelés non-stop pendant 2 mois. Deuxio, après ces deux mois Isabelle s’est mise aux abonnés absents mais vous avez persisté à lui téléphoner. Tertio, vous vous êtes tellement acharné à la joindre qu’Isabelle a finit par bloquer votre numéro sur son téléphone. Vous vous mettez toujours autant en pétard quand une femme vous envoie balader ?
Colby : Qu’est-ce que vous vouliez que je vous dise ? Que j’ai essayé de me faire pardonner d’avoir fait le con avec une autre ?
Flack : Peut-être
Colby : Et qu’après qu’elle m’a plaqué, je ne pensais plus qu’à elle, à la retrouver. Si je vous l’avais dit, vous m’auriez immédiatement passé les menottes.
Danny : Vous croyez vraiment qu’on n’aurait jamais découvert votre relation ?
Colby : Ca aurait pas été important si vous aviez été capables de choper son assassin !
Danny : Pardon ?
Flack : C’est bon. Revenons à cette rupture
Colby : Isabelle a découvert que je couchais avec une autre, avec sa collaboratrice
Danny : Marina Morton ?
Colby : C’est ça. Elle est venue un jour passer une commande et là j’ai rien vu venir. Ca a duré deux mois. Après lui avoir annoncé que c’était fini, elle a été dire à Isabelle ce qu’il s’était passé
Flack : Elle s’est servie de vous pour blesser Isabelle
Colby : Cette nana est diabolique
Flack : Hm hm. Mais Isabelle n’a pas été la seule à être blessée ? Vous aussi vous avez souffert ?
Colby : J’aimais Isabelle
Flack : Ouais, mais comme vous aviez été voir ailleurs, elle ne partageait plus vos sentiments, elle ne voulait plus rien entendre et c’est devenu insupportable. Au point d’avoir envie de la tuer
Colby : Vous êtes à côté de la plaque !
Danny : Épargne ta salive Colby ! C’est justement l’hydroxyde de sodium de ton usine de papier qui a été utilisé pour empoisonner le verre d’Isabelle !
Colby : Nan, c’est pas possible
Flack : La science !
[Bureau de Mac : Mac termine une conversation téléphonique lorsque Stella arrive]
Mac [au téléphone] : Merci, je vous rappellerais [Il raccroche]
Stella : Qu’est-ce qui se passe ?
Mac : Je viens d’avoir le chef de la police au téléphone, il voulait savoir pourquoi un membre de mon équipe avait demandé le déplacement du criminel Marty Trovato. Je n’ai pas su quoi dire
Stella : Je ne voulais pas vous mêler à ça
Mac : Ce n’est pas la réponse que j’attendais de vous
Stella : J’ai demandé à son frère de m’aider
Mac : Qui ça, Stan Trovato ? Un condamné libéré sur parole, faussaire en tout genre. Ce n’est pas ce que j’appellerais la pierre angulaire d’une enquête conduite selon l’éthique
Stella : J’allais de toute façon vous en parler, je voulais seulement…
Mac : Nan allez gardez ça pour vous ! Je ne veux rien savoir ! Quoi que vous ayez entrepris, mettez-y un terme aujourd’hui
Stella [s’énerve] : Sebastian Diakos a déjà commis deux meurtres, et il ne s’arrêtera pas là ! Cette espèce de salaud m’a fait parvenir un message sous la forme d’un rat crevé ! Alors mettez-vous à ma place !
Mac : Mettez-vous plutôt à la mienne. C’est moi qui dirige ce service, je suis responsable de son personnel, de tout ce qui s’y passe ! J’admire votre passion Stella, mais vous avez commis une imprudence. Votre initiative pourrait compromettre le bon déroulement d’opérations futures
Stella : Ce que j’ai mis sur pieds est parfaitement légal !
Mac : C’est contraire à la politique de cette équipe et du département ! L’affaire Diakos est traitée en haut lieu, ils feront appel à nous s’ils en ont besoin. En attendant, restez en dehors !
Stella : Mac, ne me dessaisissez pas de l’enquête ! Je suis tout près du but, tout ce que je demande c’est… Donnez-moi un peu de temps !
Mac : En tant qu’ami je le ferais volontiers, mais en tant que patron il n’y a pas à discuter. Obéissez aux ordres
Stella : Très bien [Elle part très énervée, et croise Danny qui vient voir Mac]
Danny : Colby Fisher vient d’engager un avocat
Mac : C’est lui l’assassin ?
Danny : Je sais pas, il y a conformité entre l’hydroxyde de sodium de son usine et celui avec lequel on a empoisonné Isabelle. C’est assez accablant, mais ça m’étonnerait que le procureur s’en contente
Hawkes [qui arrive dans le bureau] : Ca y est, j’ai enfin réussi à comprendre pourquoi l’ADN n’apparaissait pas dans les prélèvements buccaux.
Mac : Dois-je en déduire que l’analyseur génétique est enfin réparé ?
Hawkes : Hm hm. En examinant le mixeur que le meurtrier a utilisé, j’ai relevé des minuscules fragments de feuilles, du bétel à chiquer. Le bétel est utilisé comme titubant. On l’absorbe en le mâchant. Mais il a aussi la propriété d’isoler l’ADN, c’est pour ça que la salive de Marina Morton ne semblait pas en avoir. Et c’est pas tout, le bétel est principalement utilisé par les peuples du sud-est asiatique
Mac : Marina vient bien de Thaïlande ?
Hawkes : Oui, et elle a très bien pu faire tomber des poussières de bétel dans le mixeur en l’empoisonnant
Danny : On a une trace qui prouve que Marina Morton a utilisé le mixeur pour assassiner Isabelle
Mac : Et on a un mobile, les deux femmes étaient rivales
Danny : Comme elle avait des relations avec Colby, elle a eu accès très facilement à l’hydroxyde de sodium de l’usine
Mac : Amenez là ici
[Salle d’interrogatoire : Marina et Mac]
Marina : Isabelle était sur le point de devenir incontournable, j’avais tout à y gagner non ? Pourquoi je l’aurais tuée ?
Mac : Vous avez fini ?
Marina : Je vous demande pardon ?
Mac : Lorsque mes hommes vous ont appréhendé, ils ont trouvé cette boite, que vous portiez sur vous dans votre sac. Notre laboratoire a relevé des traces de bétel à l’intérieur.
Marina : J’ai mis des feuilles dans cette boite, ça n’a rien d’illicite
Mac : Je n’ai pas terminé. Nous y avons également détecté des traces d’un hydroxyde de sodium pur, auquel vous avez eu accès tout le temps que vous avez fait votre petit jeu de séduction, dans les bras de Colby Fisher.
Marina : C’est ce qu’il vous a raconté ? Et vous le croyez cet imbécile ?
Mac : Je ne me fie qu’aux indices, et voici ce qu’ils montrent : vous avez volé les boulettes d’hydroxyde de sodium à la fabrique de papier, que vous avez ensuite apportées à la fête, dans cette boite. Vous avez assassiné Isabelle Vaughn. Ce n’était pas l’argent le véritable mobile, vous l’avez dit vous-même. Isabelle travaillait pour vous, vous étiez propriétaire de son label et de toutes ses créations, mais il vous était trop difficile d’admettre qu’elle vous dépasse. Vous avez largement profité d’elle, exploité son talent, ses capacités. Quand elle vous a annoncé l’intention de voler de ses propres ailes, vous n’avez pas accepté.
Marina : Isabelle Vaughn n’était qu’une ingrate petite peste ! Elle a cru que je la laisserais partir comme une voleuse. Mais nous avions un contrat, elle n’avait qu’à le respecter
Mac : Vous n’aurez qu’à expliquer ça au jury
[Dans un bar : Angell rejoint George Kolovos]
Kolovos [Angell s’assied à sa table] : Je ne vous dérange pas ?
Angell : George Kolovos ?
Kolovos : C’est exact
Angell : Vous travaillez pour le gouvernement grec ?
Kolovos : Nous nous connaissons ?
Angell : Nan, on va faire connaissance [Elle lui montre une pièce]
Kolovos : Où avez-vous trouvé ça ?
Angell : Ce qui compte, c’est qu’il y en a pleins d’autres au même endroit
Kolovos : Vous devez savoir que ces pièces appartiennent à mon pays ?!
Angell : Nan, pas pour le moment
Kolovos : Qui êtes-vous ?
Angell : Sans importance
Kolovos : Chère madame, vous jouez un jeu extrêmement dangereux
Angell : Si vous n’êtes pas intéressé, je vais aller les proposer ailleurs
Kolovos : Attendez, combien vous voulez ?
Angell : A bientôt George [Elle quitte le bar]
[Dans la rue : Angell sort du bar et rejoint Stella qui l’attend dans sa voiture]
Stella : Alors Jess ?
Angell : J’ai flairé le poisson
Stella : Génial ! Espérons qu’il nous mène à Diakos
[Commissariat : Mac]
Mac [son téléphone sonne, il décroche] : Taylor. Qui est à l’appareil ?
Ella [en pleurs] : Faut me pardonner
Mac : Ella ?
Ella : Je suis tellement bête, j’arrivais plus à le supporter
Mac : Qu’est-ce que vous avez fait ?
Ella : Me demandez pas
[Appartement d’Ella : Mac est dans le couloir de l’immeuble]
Mac : Ella ! [Il frappe à la porte] Ella !! [Il défonce la porte, entre et voit un couteau ensanglanté. Il aperçoit Ella par terre] Ella ?
Ella [grièvement blessée, en pleurs] : J’en peux plus de rester seule
Mac : Chut, il faut vous lever. Venez levez-vous, c’est ça. Passez-vous les mains sous l’eau froide [Il examine ses blessures] C’est pas trop profond, les artères n’ont pas été touchées. Asseyez-vous. Ca va aller, calmez-vous
Ella : Je détruis tout ce que je touche, faut me pardonner
Mac : Je vais vous conduire à l’hôpital d’accord ? Allons-y !
Ella : Faut me pardonner
Mac : Je vais m’occuper de vous, tout va bien se passer, vous allez voir. Allons-y.
[Mac porte Ella et sort de l’appartement. Sur le mur, parmi les cartes accrochées, on peut en lire une : il est écrit « Je veux qu’il m’aime »].
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