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#521 : La clé des meurtres


Titre VO :
 "The Past, Present and Murder"
Titre VF : "La clé des meurtres"

Réalisation : David Von Ancken
Scénario : Danielle Nathanson & Sam Humphrey

USA : 15 Avril 2009
France: 13 Août 2010

 

Casting : Ian Anthony Dale (Agent Ellis Park), Craig T.Nelson (Robert Dunbrook), Thad Luckinbill (Connor Dunbrook), Brian Oblack (Agent Walsh du FBI), Leith M Burke (Agent Johnson) Laurie Searle (Reporter #1), Nicholas G Warnock (Reporter #2)

Résumé :

En pleine nuit, un homme passe par la fenêtre de Robert Dunbrook et s'écrase 20 étages plus bas. Le temps d'appeler son fils, Dunbrook constate avec stupeur que le corps a disparu. Il affirme aux experts que la victime était un cambrioleur et qu'il était en état de légitime défense, mais Mac semble sceptique, connaissant ses méthodes. Rapidement, l'enquête prend une ampleur différente lorsque l'équipe découvre que la dernière personne enregistrée dans la serrure biométrique est Ann Steele, assassinée il y a quelques mois, et que la victime n'est autre qu'un agent du FBI qui enquêtait sur la clé usb mystérieusement disparue à cette époque...

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Résumé Long :

En pleine nuit, un homme passe par la fenêtre du bureau de Dunbrook et s'écrase 20 étages plus bas. Paniqué, Dunbrook passe un coup de fil à son fils Connor, mais constate avec stupeur que le corps a déjà disparu.

Flack demande à Dunbrook la description de la victime, mais celui-ci ne semble pas capable de la lui donner. Mac arrive et une tension naît entre les deux hommes. Dunbrook affirme qu'il s'est fait agresser, mais Mac ne semble pas du même avis.

Sur la scène de crime, Stella et Hawkes relèvent les premiers indices et constatent que l'homme n'a pas pu s'en sortir vivant. Parallèlement, Dunbrook pense avoir un nouveau gros titre, tandis que Mac le soupçonne toujours de quelque chose.

Flack interroge Connor tandis que Danny relève les empreintes de Dunbrook. Celui-ci continue son conflit avec Mac, affirme qu'il s'est simplement fait agresser, mais refuse de donner la liste des personnes ayant accès à son bureau par le système de reconnaissance d'empreintes biométrique. Lorsque Danny explique à Mac que personne d'autre n'a touché le système, Mac fait comprendre à Dunbrook que l'ensemble des indices convergent vers sa potentielle culpabilité.

Stella et Hawkes poursuivent leur recherche d'indices sur le trottoir. Alors que Hawkes retrouve des dents, ce qui prouve que la victime a atterri la tête la première, Stella remarque une empreinte partielle ensanglantée sur un sac poubelle accroché à la grille d'aération du métro.

Danny annonce à Stella qu'il a réussi à déterminer qu'un cutter se trouvant sur les lieux pourrait être l'arme de l'agresseur, et que la serrure biométrique était parfumée à la fraise. Stella ne comprend pas grand chose aux indices et ils ne parviennent pas à établir de liens.

Flack présente les résultats de la serrure biométrique à Mac, et lui affirme que la dernière personne à être entrée dans le bureau ne serait autre qu'Ann Steele, la consultante pour les personnalités assassinée il y a six mois (épisode 5.04).

Stella rejoint Hawkes au port de la ville, la brigade portuaire ayant retrouvé le corps de la victime. Ils constatent avec stupeur que le bout de ses doigts a été découpé, et qu'il n'a aucun papier, afin qu'on ne puisse pas l'identifier.

Après avoir autopsié le corps, Sid amène à Stella un échantillon du dernier repas de la victime, de la gélatine parfumée à la fraise. Stella commence à faire un rapprochement, lorsqu'elle aperçoit une empreinte sur l'un des morceaux.

Une fois analysé, elle explique à Mac que l'agresseur a moulé les empreintes d'Ann Steele dans la gélatine pour ouvrir la porte puis a mangé les preuves. Stella comprend que la version de Dunbrook se confirme, mais Mac se demande où il a trouvé les empreintes d'Ann Steele, et apprend par ailleurs que celle-ci figure dans les paiements de Dunbrook. Ils sont interrompus par un appel de Sinclair.

Dunbrook se plaint auprès de Sinclair de l'acharnement de Mac à son égard. Sinclair commence à remettre Mac à sa place, jusqu'à ce que celui-ci évoque le nom d'Ann Steele, ce qui fait blêmir Dunbrook. Il prétend que ses empreintes ont du rester sur le système depuis qu'elle a travaillé pour lui, et s'en va. Sinclair rappelle à Mac qu'il doit faire attention et le tenir informé pour éviter une nouvelle intervention du maire.

Dunbrook est interrogé par des journalistes à sa sortie du commissariat, lorsque Mac arrive. Soudain, un coup de feu retentit et touche une des caméras. Mac met tout le monde à terre mais ne parvient pas à voir le tireur. Dunbrook se relève, clamant que tout va bien, mais demande à Mac, qui vient de retrouver la balle, de faire son travail.

Mac explique à Stella qu'il trouve cela bizarre et bien commode que personne n'ait aperçu le tireur, mais Stella semble assez sceptique pour croire que Dunbrook est derrière cela. Mac souhaite identifier la victime au plus vite.

Stupéfait, Mac apprend par Danny que les empreintes retrouvées sur le sac poubelle sont celles de Johnson, un agent du FBI. Mac demande à Hawkes de lui présenter sa reconstitution faciale et y reconnaît Walsh, un autre agent.

En salle de réunion, il explique à l'équipe que ces 2 agents l'ont suivi il y a quelques mois (épisode 510) car la clé USB d'Ann Steele avait disparu, et que le suspect Kevin Cross a été abattu. Il pense qu'ils cherchaient la clé dans le bureau de Dunbrook, et souhaite interroger le FBI.

Mac interroge l'agent Park sur les agents Walsh et Johnson en lui présentant les éléments du dossier, mais celui-ci ne semble pas très enclin à coopérer, niant connaître Ann Steele et l'existence d'une quelconque clé USB. Mac le met fermement en garde, constatant qu'il ne cherche qu'à se couvrir.

Stella annonce à Mac que la balle de la conférence de presse est inutilisable, et que Flack est à la recherche de Johnson. Mac s'interroge sur le rôle de Dunbrook dans l'affaire.

Hawkes présente à Mac des articles du journal de Dunbrook qui prouvent qu'il était en possession des informations de la clé USB. Or, ces papiers sont datés d'après la mort d'Ann Steele. Ils pensent que Dunbrook a pu surprendre Walsh en train de voler la clé et que cela a mal tourné.

Danny montre à Stella une concordance entre la composition de l'encre des magazines de Dunbrook et des traces retrouvées sur la balle ayant tué Kevin Cross. Stella pense que le tueur a pu se servir du magazine pour être discret, et imagine que Cross a pu faire chanter Dunbrook. Elle comprend que la clé USB devrait résoudre l'affaire.

Mac implore Sinclair de lui accorder une commission rogatoire, mais celui-ci refuse, clamant qu'ils ne peuvent pas attaquer Dunbrook sans preuves tangibles au risque de perdre leur place.

En salle informatique, Hawkes rejoint Mac qui veut ignorer les manoeuvres de Sinclair et continuer à trouver des éléments incriminant Dunbrook, de quelque nature que ce soit, notamment en étudiant ses finances en détail. Mac explique à Hawkes que sa réaction à la conférence de presse cache quelque chose, et lui demande de poursuivre les recherches.

Mac est avec Dunbrook dans son bureau et cherche à lui faire avouer qu'il connaît l'existence de la clé USB, mais Dunbrook continue de nier fermement, et menace Mac de représailles par l'intermédiaire de ses journaux. Sinclair débarque avec une commission rogatoire, laissant Dunbrook bouche bée. Ils fouillent le bureau et Mac y trouve la même arme qui a tué Kevin Cross.

Stella confirme à Mac que l'arme est celle de Dunbrook, mais les balles ne correspondent pas avec celle utilisée pour tuer Cross. Ils sont interrompus par un appel sur le téléphone de Mac, lui indiquant que l'agent Johnson a été retrouvé.

Mac arrive sur les lieux mais Johnson est grièvement blessé, coincé dans sa voiture. Il parvient à expliquer à Mac qu'ils se sont fait piéger, puis meurt avant que les secouristes aient pu le sauver. Park arrive et remet un dossier complet à Mac, lui affirmant qu'il peut désormais connaître la vérité.

Mac explique à Sinclair que Walsh et Johnson, en enquêtant sur une affaire, se sont retrouvés eux-mêmes mis en cause, par une accusation fabriquée par Ann Steele. Ils souhaitaient retrouver la clé USB afin de se disculper, mais Dunbrook n'a pas du vouloir. Mac veut agir, et Sinclair semble aller dans son sens.

Stella annonce à Mac que l'arme de Dunbrook avait été sabotée pour éviter l'identification, mais qu'elle a réussi à prouver que la balle ayant tué Cross provenait bien de l'arme. Ils commencent à souffler, lorsque Danny arrive et leur affirme que Dunbrook a un alibi pour le meurtre de Cross. Mac a soudain une idée.

En salle informatique, il observe avec précision les séquences ADN de Dunbrook en compagnie de Hawkes. Il remarque quelques détails qui lui font comprendre qu'il s'agit de l'ADN de son fils Connor.

Alors que les hommes de Flack emmènent Connor, Dunbrook fait les cent pas, énervé de cette situation. Il affirme à Mac qu'il n'a rien, mais celui-ci lui rétorque qu'il tient déjà son fils pour meurtre. Dunbrook le menace violemment de le faire tomber, mais Mac reste stoïque et s'en va, laissant Dunbrook interloqué.

On revoit alors la chute de Walsh, qui avait bien récupéré la clé USB. Celle-ci, tombée dans la bouche de métro, a été écrasée par un train.

[Bureau de Dunbrook : Un homme passe par la fenêtre et s’écrase 20 étages plus bas. Dunbrook, paniqué, passe un coup de fil]

Dunbrook : Connor ? Je suis au bureau, je viens de me faire agresser. Non, un homme seul, ça va aller. Téléphone à mon avocat et rapplique ici en vitesse, il est mort. [Il regarde par la fenêtre et s’aperçoit que le corps a disparu] Où il est passé ?!

 

[Bureau de Dunbrook : Flack et Dunbrook]

Flack : Vous n’avez vu personne emporter le corps, monsieur Dunbrook ?

Dunbrook : Je viens de vous expliquer que non. Je vous répète qu’il est tombé, et que l’instant d’après, il était plus là.

Flack : Vous pourriez me le décrire ? Couleur des cheveux, des yeux, vous l’aviez déjà vu avant ?

Dunbrook : C’était un blanc, corpulence moyenne, à peu près votre taille. [Il voit Mac arriver] Quand quelqu’un essaie de vous tuer, on ne pense pas à noter les détails.

Mac : Monsieur Dunbrook, si je comprends bien vous avez défenestré un homme sans le regarder ?

Dunbrook : Lieutenant Taylor, vous êtes très au-dessous de vos fonctions. Gaspiller vos précieuses compétences pour un simple cambriolage, c’est ça votre mission ? Les agressions, les vols à l’arrachée ?

Mac : Quand ils sont accompagnés d’une présomption d’homicide, oui. Vous parliez d’un simple cambriolage, ce n’est pas l’impression que j’en ai.

Dunbrook : Pourtant j’ai ouvert la porte de mon bureau, un type s’est jeté sur moi, je me suis défendu. Et ça s’est très mal fini…

 

[Scène de crime : Stella et Hawkes]

Hawkes : Il semblerait que personne n’ai vu personne marcher, boîter ou ramper aux abords de la scène de crime.

Stella : Quelqu’un tombe du 20ème étage dans une rue passante et personne ne voit rien ?!

Hawkes : En pleine nuit, ce quartier d’affaires se transforme en désert. De fait, ce cher Dunbrook est notre seul témoin. [Il ramasse quelque chose par terre] Ca ressemble à un morceau de cervelle ! Donc vu la hauteur de la chute, la force de l’impact et le diamètre des éclaboussures, aucune chance que cet homme ait survécu.

Stella : Alors où est-il ?!

 

[Bureau de Dunbrook : Mac et Dunbrook]

Dunbrook : Après une chute de 20 étages, le mort disparaît. Voilà un bon gros titre, le genre qui devrait doper les ventes !

Mac : Poussé par un magnat de la presse, encore plus !

 

GÉNÉRIQUE

 

[Bureau de Dunbrook : Flack, Danny, Mac, Dunbrook et Connor]

Connor : Notre système de serrure biométrique a coûté un demi million, et ce type a réussi à rentrer et s’en prendre à mon père.

Flack : Depuis quand dirigez vous la sécurité ?

Connor : 5 ans, c’est la première tentative de cambriolage.

Flack : C’est peut-être pas un cambriolage !

Connor : Comment ça ?

Flack : Votre serrure biométrique est un système basé sur la reconnaissance des empreintes. Peut-être que celles de l’homme qui a agressé votre père étaient déjà dans le système.

Dunbrook [alors que Danny lui relève ses empreintes: Connor, dis à ces gens que ce qu’ils font est inutile.

Connor : Papa s’il te plaît.

Danny : Appuyez bien fort.

Mac : Y a-t-il quelqu’un qui pourrait vouloir vous tuer ?

Dunbrook : Lieutenant Taylor, je possède 18 publications, 4 chaînes de télévision et quelques immeubles. Quand on est dans ma position, il ne faut pas s’attendre à ce que tout le monde vous aime.

Mac : Des menaces récentes ?

Dunbrook : Oui. Mais d’abord répondez franchement à cette question : quelle est la vraie raison de votre présence ici ? Vous cherchez quoi, une petite publicité gratuite ou une augmentation de subside ou de grade ?

Mac : Votre agresseur vous a-t-il dit quelque chose ?

Dunbrook : Non. Il était plutôt du genre brutal et renfermé.

Danny : Mac, les seules empreintes sur la serrure biométrique sont celles de monsieur Dunbrook.

Dunbrook : Ca paraît normal.

Mac : Pas d’empreintes étrangères ?

Danny : Non aucune. Ni trainée, ni trace de corps gras qui indiquerait qu’on l’ai essuyé. Mais par contre, le truc très bizarre c’est l’odeur de fraise. Vous mangiez quelque chose en entrant, une tartine, un fruit ? Je sais pas moi, du caviar sur un beignet à la fraise peut-être ?

Dunbrook : Non.

Flack : Monsieur Dunbrook, nous avons besoin de la liste des personnes à qui le système biométrique autorise l’accès.

Dunbrook : Mon fils a du vous dire la teneur confidentielle de cette information. Désolé lieutenant, il faudra vous débrouiller sans.

Mac : Vous dites qu’on a tenté de vous tuer, vous devriez coopérer à l’enquête plutôt que de vous ingénier à y faire obstruction.

Dunbrook : Je vous ai donné mes empreintes, mon ADN, mon temps, mais je suis un homme de presse.

Connor : Et mon père a des sources à protéger.

Mac : Des sources qui ont emporté le mort ?

Dunbrook : S’il vous plaît… Taylor, c’est moi la victime innocente !

Mac : Une victime innocente appelle d’abord la police, vous vous avez appelé votre fils et votre avocat ! Il n’y a que vos empreintes sur le système biométrique, ce qui prouve que personne d’autre n’y a touché. Donc je suis porté à penser que l’homme qui a traversé la fenêtre est entré dans ce bureau avec vous. Votre discussion a tourné à la dispute et finalement, vous l’avez éconduit par voie aérienne.

Dunbrook : Ces conjectures ne sont pas dignes de vous, à votre place je les vérifierais avant de les rendre publiques.

Mac : Ne vous inquiétez pas pour ça, nous le ferons.

 

[Scène de crime : Stella et Hawkes]

Hawkes : J’ai ramassé 2 dents, prémolaire et incisive.

Stella : La victime a du heurter le sol la tête la première, elles ont explosé à l’impact. Ces tâches de sang ici sont étrangères au reste des éclaboussures. Il y a de légères traces de pas, peut-être faites avec la pointe des pieds. Mais l’angle est bizarre, comme si on avait fait taper les pieds de la victime sur le trottoir.

Hawkes : C’est peut-être la preuve que le cadavre a été déplacé, mais pourquoi ?!

Stella : Surement parce que son identité aurait incriminé son complice. L’ennui, c’est qu’on a aucune preuve de la présence de quelqu’un d’autre, empreintes digitales ou traces de pas.

Hawkes : Y en a forcément quelque part ! Sergent Lou ! [Il s’en va, Stella reste devant la bouche de métro, lorsqu’un coup de vent soulève un sac poubelle qui forme un animal] Ca va ?

Stella : Oui oui, mais attends ça va recommencer.

Hawkes : Quoi ? [Le sac se soulève et forme un ours à nouveau] Un bon gros ours polaire en plein milieu de New York ! Le réchauffement planétaire s’accélère !

Stella [rit: C’est fait en sac poubelle. Y a des gens qui s’amusent à créer toutes sortes de formes, chiens, girafes. Ils les attachent aux grilles d’aération du métro et quand ils passent, les trains les remplissent de vie. [En observant le sac] Y a une empreinte partielle là. Elle va peut-être nous donner le complice.

Hawkes : Possible. Il gare la voiture devant, fait le tour pour ouvrir la porte passager, empoigne le corps, mais en le traînant il se prend dans le sac poubelle. Il laisse une empreinte sanglante, charge le corps et démarre. Tu sais ce qu’on dit, les poubelles des gens révèlent leur personnalité !

Stella : Ou dans notre cas, j’espère leur identité !

 

[Musique – Labo : Stella analyse le sac poubelle et fait un relevé de l’empreinte]

 

[Labo : Stella et Danny]

Danny : Il paraît que le seul à avoir tout vu est un ours polaire ?

Stella : Oui, mais comme témoin j’ai vu plus coopératif. Cette empreinte de main est fragmentaire, ça risque de demander pas mal de travail.

Danny : J’ai examiné le cutter du bureau de Dunbrook et j’y ai trouvé des fibres de tissu qui venaient de son costume. Donc ça pourrait être l’arme de l’agresseur. Pas d’empreintes, mais j’ai relevé des traces de sucre sur le manche.

Stella : Du sucre ?! Quoi d’autre ?

Danny : Une serrure biométrique parfumée à la fraise. Dunbrook s’est peut-être embrouillé avec un pâtissier confiseur !

Stella : Pourquoi pas, au point où on en est de toute façon, rien ne tient debout ! On a un type qui entre dans un immeuble ultra sécurisé, ouvre une serrure biométrique dernier cri et agresse Dunbrook avec un cutter comme on en trouve à tous les coins de rue.

Danny : Il l’avait peut-être apporté là bas pour une autre raison.

 

[Couloir du labo : Mac et Flack]

Flack : J’ai les résultats de la commission rogatoire pour les informations du système de serrure biométrique de chez Dunbrook. Y a un point que je voudrais préciser. L’agresseur qui s’est écrasé au sol et qui a disparu ensuite, on est surs que c’était un homme au moins ?!

Mac : L’ADN le confirme.

Flack : Je dis ça parce que selon les données électroniques de la serrure, la dernière personne à entrer dans le bureau de Dunbrook 5 minutes seulement avant lui était une femme.

Mac : Il y a forcément une erreur, il n’y avait que les empreintes de Dunbrook sur la serrure, qui n’a pas été nettoyée avant qu’il y appose la main. Homme ou femme, il est impossible d’ouvrir la serrure sans y laisser ses propres empreintes.

Flack : A moins de s’appeler Ann Steele !

Mac [surpris: Vous êtes sur qu’il s’agit bien d’elle ?

Flack : Ann Steele, 35 ans, solutionne les problèmes des gens riches et célèbres.

Mac : Et victime d’un meurtre il y a six mois !

 

[Port de New York : Stella et Hawkes]

Hawkes : Ici Stella ! C’est la brigade portuaire qui l’a signalé. Ils pensent que c’est l’agresseur de Dunbrook, ses blessures correspondent à une chute importante.

Stella : C’est peut-être quelqu’un qui s’est jeté du pont pour se suicider.

Hawkes : Non, aucune chance. Les éclats de verre montrent de toute évidence qu’il est passé à travers une fenêtre, et les blessures faciales suggèrent une collision avec une surface dure.

Stella : La grille de métro ?

Hawkes : Oui, la tête la première. Ce type de trauma indique un positionnement légèrement vertical pendant la chute. Alors qu’un cadavre serait descendu en position horizontale. Ce qui montre qu’il était vivant en traversant la fenêtre.

Stella : Ca confirme ce que Dunbrook nous a raconté, il a traversé la fenêtre au cours de la bagarre. On a méthodiquement fouillé ses vêtements, à ce que je vois. J’en déduis qu’on n’a pas son identité ?

Hawkes : Ses poches étaient retournées quand on l’a sorti de l’eau. Et on obtiendra rien du côté des empreintes, regarde.

Stella : On lui a découpé le bout des doigts ?!

Hawkes : Je crois que quelqu’un a tout fait pour qu’on ne puisse pas l’identifier.

 

[Musique – Salle d’autopsie : Sid autopsie le corps de la victime]

 

[Couloir du labo : Stella et Sid]

Sid : La reconstitution faciale risque d’être assez longue, mais voici le dernier repas de la victime. [Il lui donne l’échantillon] L’ingestion a été proche de l’heure de la mort.

Stella : Ca va peut-être nous permettre de savoir où il était avant d’entrer dans le bureau de Dunbrook.

Sid : Au fait, j’en ignore la composition, mais j’ai noté que ça libérait une très distincte odeur de fraise.

Stella : Danny a senti la même odeur sur la serrure biométrique.

Sid : C’est peut-être une espèce de bonbon !

Stella : Il y a comme des sillons, là sur ce morceau. Des bonbons à la fraise ont-ils des empreintes ?! [Elle analyse les morceaux]

 

[Labo : Stella et Mac]

Mac : Vous avez retrouvé les empreintes d’Ann Steele dans l’estomac de la victime ?

Stella : Hm hm. Notre agresseur avait pris un dernier repas composé de gélatine et de sucre, le tout aromatisé à la fraise. En fait, il s’est procuré un jeu d’empreintes d’Ann Steele, dont il a fait un moule en 3 dimensions, et dans lequel il a versé la gélatine. Elle a durci, et il a obtenu sa clé biométrique.

Mac : La composition chimique de la gélatine a laissé la chaleur corporelle s’échapper, mais empêché les corps gras et les épitéliales de suivre le même chemin.

Stella : En plus, le sucre des empreintes a fait qu’aucun sillon discernable ne s’est inscrit sur le verre. La porte une fois ouverte, l’intrus a mangé les preuves.

Mac : Ca explique pourquoi Danny a perçu une odeur de fraise sur le système biométrique, relevé des traces de sucre sur le cutter et de quelle façon une morte a pu ouvrir la serrure.

Stella : La version de Dunbrook s’en trouve confirmée. Il y a bel et bien eu intrusion.

Mac : Où l’agresseur a-t-il trouvé des empreintes d’Ann Steele de qualité suffisante pour pouvoir en faire un moulage ?

Technicien : Lieutenant ? [Il lui donne un papier]

Mac : Merci.

Stella : Qu’est-ce que c’est ?

Mac : Flack a épluché la comptabilité de Dunbrook. Ann Steele figure parmi les paiements.

Stella : Chez Ann Steele, la magouille était une seconde nature, et Dunbrook a certainement fait appel à ses talents. Peut-être qu’elle a travaillé pour lui pour écarter quelqu’un qui lui posait un problème.

Mac : Ou son ennemi a réagi le premier contre Dunbrook et Ann Steele n’a pas eu  le temps de finir le travail. [Il reçoit un appel de Sinclair] Le chef !

Stella : Bon courage.

 

[Bureau de Sinclair : Dunbrook et Sinclair]

Dunbrook : Je voudrais que Taylor soit dessaisi de l’enquête.

Sinclair : Monsieur Dunbrook, je vous garantis qu’il travaille avec une totale objectivité. [Mac arrive]

Dunbrook : En fouillant mes comptes et mes investissements personnels, c’est ça que vous appelez une… [Il se rend compte que Mac est derrière lui] Je crois surtout qu’il me traite comme un suspect.

Sinclair : Si c’était le cas, nous tiendrions cette conversation à l’étage inférieur, en salle d’interrogatoire.

Dunbrook : J’ai entendu dire, Taylor, que vous détestiez vous retrouver en face des gens qui sont plus puissants que vous.

Mac : Ce que je déteste, c’est qu’on prétende acheter un département de police pour 20 millions de dollars !

Sinclair : Mac ! Personne n’achète personne ici ! Surveillez vos propos quand vous parlez du département et de vos collègues, nous ne sommes pas à vendre.

Dunbrook : Un homme a cambriolé mon bureau et essayé de me tuer, maintenant j’aimerais comprendre ce qui là dedans, vous laisse penser que je suis autre chose qu’une victime.

Mac : Ce que vous vous gardez bien d’évoquer. Vos relations avec Ann Steele.

Sinclair : Qu’est-ce qu’elle vient faire là dedans ?

Mac : Ses empreintes ont servi à franchir le système de sécurité, et sa mort il y a 7 mois rend la chose incongrue.

Dunbrook : Elle a travaillé un temps pour moi comme consultante, et sans doute que son identité est restée en mémoire dans notre système depuis. Voilà tout ! On a fait disparaître un cadavre devant chez moi en pleine rue, je ne suis pas lieutenant de police mais il est plus que probable que quelque part, là dehors, il y a quelqu’un qui cherche à me tuer ! Alors au lieu de me harceler vous feriez mieux de vous concentrer sur cette affaire. [Il sort du bureau]

Sinclair : Votre commission rogatoire à propos de Dunbrook a fait une petite escale sur le bureau du maire avant d’atterrir sur le mien. Vous marchez sur des œufs Mac !

Mac : Le maire et la politique, ce n’est pas mon problème. Mais résoudre cette affaire, oui.

Sinclair : Je voudrais comprendre Mac. Tout ce qui ressort de ce dossier indique la légitime défense.

Mac : Dunbrook fait tout ce qu’il peut pour entraver mon enquête et jusque là c’est sa parole contre celle d’un mort.

Sinclair : Ecoutez, ce genre de jeu ne me plaît pas plus qu’à vous, mais on est bien obligés d’y jouer. Si quelque chose apparaît qui soit de nature à le compromettre, tenez moi immédiatement informé.

 

[Devant le commissariat : Dunbrook et des journalistes]

Dunbrook : Hier soir, un individu dont l’identité reste encore à déterminer, a tenté de me tuer dans mon bureau. Son complice, qui court toujours, a fait disparaître sa dépouille. J’attends vos questions.

Journaliste 1 : Monsieur Dunbrook, et le mort, vous avez quelque chose à voir avec sa disparition ?

Dunbrook : Non, je n’ai pas la moindre idée de ce qui a pu advenir de ce cadavre. La police a fait de cette affaire une priorité, et je dois dire que je sens sa présence à tous les coins de rue.

Journaliste 2 : Est-ce qu’il y a un rapport avec vos 20 millions de dollars de donation ?

Dunbrook : Vous parlez d’une donation que j’ai faite à cette ville de la part de mes chers concitoyens, mes chers voisins ? Je ne vois là rien qui pourrait justifier un quelconque traitement de faveur à mon égard. [Mac arrive] En dépit de l’amitié que notre maire me fait l’honneur de m’accorder. [Un coup de feu retentit]

Mac : Tout le monde à terre, couchez vous ! [Il pousse Dunbrook sur le sol] A terre !

Policier : Qu’est-ce qui se passe lieutenant ?

Mac [à Dunbrook: Vous êtes touché ?

Dunbrook : Non, ça va.

Mac : Sécurisez l’immeuble en face ! [Dunbrook se relève] A terre !

Dunbrook : Ca va, c’est bon, du calme, tout va bien !

Mac [aux journalistes: C’est fini. [Il remarque un impact de balle sur l’une des caméras, puis trouve la balle au sol]

Dunbrook : Vous croyez toujours que j’ai quelque chose à cacher ?!

Mac : Je crois surtout que vous avez eu de la chance !

Dunbrook : Faites votre travail ! [Il s’en va]

 

[Labo : Stella et Mac]

Stella : C’est une balle de 38, très abîmée. Ah, il y a peut-être des rayures utilisables.

Mac : Des nouvelles de Flack ?

Stella : Oui, il regarde les cassettes de surveillance et vérifie les plaques. C’est étrange que personne n’ai vu le tireur.

Mac : Etrange ou commode ?

Stella : Mac, Dunbrook a peut-être balancé un homme par la fenêtre mais il ne s’est pas tiré dessus lui-même !

Mac : Je sais, mais mon intuition me dit que tout ça n’est pas clair.

Stella : Quelque soit son implication, il est très possible que celui qui a enlevé le mort constitue une réelle menace.

Mac : Il faut qu’on identifie la victime.

 

[Couloir du labo : Mac et Danny]

Danny : Mac, j’ai fini par rassembler les empreintes ensanglantées qui étaient sur l’ours polaire. Tenez, lisez.

Mac : Vous êtes sur du résultat ?!

Danny : Oui, celui qui a emporté la victime appartient au FBI. [Mac se dirige vers la salle informatique, Danny le suit]

Mac : Hawkes, montrez moi où vous en êtes de la reconstitution faciale. [Il regarde l’écran] Je connais cet homme ! Je le reconnais maintenant, cet homme, celui que Dunbrook a jeté par la fenêtre… [Il se rappelle d’une scène avec lui, Dean Walsh] était du FBI aussi.

 

[Salle de réunion : Stella, Hawkes, Danny et Mac]

Mac : Les agents Walsh et Johnson m’ont approché il y a six mois lors de l’attaque du fourgon blindé. Ils s’intéressaient à la clé USB d’Ann Steele. [On revoit la scène en flashback]

Hawkes : Ann Steele a été tuée à cause des informations contenues dans la clé USB dont j’ai pris connaissance.

Mac : Une fois récupérée, la clé a été mise à l’abri à l’entrepôt des scellés, où elle a été volée.

Stella : C’était une affaire interne, la clé USB avait été volée par Kevin Cross, un employé de l’entrepôt des scellés.

Mac : Qu’on a retrouvé mort ! Une balle de 38 dans le front. La clé USB d’Ann Steele n’a jamais été retrouvée. Walsh et Johnson ne nous lachaient pas d’une semelle, surveillant la progression de l’enquête.

Stella : Le FBI a effectivement tout ce qu’il faut pour conserver un jeu d’empreintes et générer un moule de gélatine mais… pourquoi se seraient-ils donnés tout ce mal pour tuer Dunbrook dans son bureau ?

Mac : Vous oubliez le cutter. Comme vous le disiez Danny, le cutter était là pour une autre raison. Je ne crois pas que Walsh soit entré dans le bureau dans le but de tuer Dunbrok. Johnson et lui cherchaient quelque chose de précis, la même chose qu’ils avaient cru pouvoir obtenir de moi.

Danny : La clé USB d’Ann Steele ! Pourquoi le FBI pense que Dunbrook l’a ? Et pourquoi il la veule tant ?!

Mac : A eux de nous le dire.

 

[FBI : Mac et l’agent Park]

Mac : J’ai la preuve que l’agent Walsh s’est introduit dans le bureau de Robert Dunbrook et l’a agressé. Après sa chute mortelle, je pense que l’agent Johnson a fait disparaître son corps de la scène de crime et lui a ensuite découpé les doigts de façon à empêcher toute identification. J’attends que vous me donniez le fin de mot de l’histoire.

Park : Tout ça me semble dépourvu de réels fondements, lieutenant.

Mac : Ce qui me semble bien réel, c’est que l’agent Walsh est dans notre morgue ! Où est Johnson ?

Park : Je ne sais pas, et je ne sais pas non plus ce que faisait cet agent dans le bureau de monsieur Dunbrook.

Mac : Vous qui enquêtez sur Dunbrook, savez-vous si la clé USB d’Ann Steele est en sa possession ?

Park : Je n’ai jamais entendu parler de cette clé, et je ne sais pas qui est cette Ann Steele. Tout ce que je peux vous dire sur Walsh et Johnson, c’est qu’ils n’étaient pas en mission officielle. Ils ont été renvoyés il y a six mois.

Mac : Pourquoi ?

Park : Je n’ai pas la liberté d’en discuter.

Mac : Un de vos agents s’est fait tuer ! Et l’autre a sans doute tiré sur Robert Dunbrook !

Park : Ex-agents vous voulez dire.

Mac : Je vois que votre unique préoccupation est de vous couvrir. J’enquête sur 2 de vos agents qui sont au centre de mon affaire, et si jamais ça m’amène à découvrir ce que le FBI essaie de cacher, vous le regretterez.

 

[Couloir du labo : Stella et Mac]

Mac : Du nouveau sur la balle ramassée à la conférence de presse ?

Stella : Non, ça ne donne rien dans le fichier, elle est trop abîmée.

Mac : On n’a pas encore réussi à localiser Johnson ?

Stella : Flack a posté deux hommes devant chez lui, il fait rechercher sa voiture. Vous pensez toujours que Walsh et Johnson s’en sont pris à Dunbrook à cause de la clé USB ?

Mac : Ouais. Mais pourquoi Dunbrook y tient-il tant ?!

 

[Labo : Hawkes et Mac]

Hawkes : J’ai fait une rapide recherche pour me rafraîchir la mémoire sur le contenu de la clé USB. Ensuite, j’ai confronté mes souvenirs à certains articles qui ont été publiés dans le journal de Dunbrook. Mac, les similitudes sont très troublantes.

Mac : Dunbrook savait qu’Ann Steele était en possession de la clé.

Hawkes : Oui.

Mac : Des ragots sur des gens riches et célèbres, des hommes politiques en vue, ces histoires là n’ont pas de prix pour un homme de presse.

Hawkes : Le seul problème, c’est que ces articles ne prouvent pas que Dunbrook a mis la main sur la clé USB. Il a très bien pu obtenir les informations d’Ann Steele de son vivant.

Mac : C’est possible, mais regardez les dates. Ces articles n’ont été publiés qu’après qu’Ann Steele et Cross ont été tués.

Hawkes : Soit Dunbrook s’est procuré les infos en les achetant à qui a volé cette clé, soit il est lui-même en sa possession.

Mac : Il est le seul témoin de ce qui s’est vraiment passé dans son bureau.

Hawkes : Et il a peut-être surpris l’agent Walsh en train de voler la clé.

Mac : On peut l’avoir pour homicide involontaire. Et si on le trouve en possession de la clé USB, ça montrera qu’il est impliqué dans la mort de l’employé des scellés Kevin Cross, et qu’il est le probable investigateur de toute l’histoire.

 

[Labo : Danny et Stella]

Stella : Alors, qu’est-ce que c’est ?

Danny : L’avenir du consortium de presse de Dunbrook. J’ai ramassé cette revue sur la scène de crime dans son bureau, y a un écran LCD à cristaux liquides dessus qui fonctionne comme un panneau d’affichage électronique. 3 pubs au lieu d’une, une machine à pognon ! Alors je suis allé fouiller dans le dossier de Kevin Cross, l’employé de l’entrepôt des scellés, il s’est fait descendre avec un Smith et Wesson 38 spécial. Regarde tout ce qu’on a retrouvé dans sa blessure au front.

Stella : Polyéthylène, acide de batterie, teinture noire, dioxyde de titane, ces produits ont une multitude d’utilisation.

Danny : Mais y en a qu’une d’intéressante, c’est la technologie de l’encre électronique, E-Ink pour faire court. Dunbrook va l’adopter pour les couvertures de ses magazines. Cet écran LCD contient des microcapsules bourrées de particules chargées soit de teinture noire, soit de dioxyde de titane. Et les traces qu’on a recueilli dans la blessure par balle de Kevin Cross correspondent parfaitement à l’E-Ink que j’ai sorti de mon test. Alors comment cet encre a sauté du magazine jusqu’à la tête de Cross, j’en ai pas la moindre idée !

Stella : Et si le tueur s’était servi de son magazine pour cacher son arme, et que le projectile ai frotté contre avant d’atteindre Cross ? Ca expliquerait le transfert de l’encre.

Danny : Ah, ça m’étonnerait que ce soit Dunbrook qui ai tiré, c’est pas le genre à se taper lui-même le sale boulot !

Stella : Sauf si c’est personnel. Disons que Cross vole la clé USB pour le compte de Dunbrook, il réclame plus que prévu et Dunbrook refuse. Alors Cross menace de le compromettre. C’est ça, c’est la clé USB la clé de toute l’histoire, il faut la retrouver !

 

[Bureau de Sinclair : Mac et Sinclair]

Sinclair : Des traces qui viennent d’un magazine ?! Une petite poignée d’articles ? Ca ne constitue pas des preuves suffisantes, et vous le savez.

Mac : On a eu des commissions rogatoires avec moins que ça !

Sinclair : Pas pour Robert Dunbrook ! Mac, j’ai confiance en vous mais il m’en faudra plus.

Mac : Parlez au procureur, mettez moi en face d’un bon juge compréhensif et je ferais le reste.

Sinclair [rit: Même si ce juge était mon oncle, mon oncle préféré, vous n’y arriveriez pas ! Le temps que lui arrive la commission rogatoire, on lui aura déjà parlé à l’oreille !

Mac : Ca a un nom : corruption.

Sinclair : Appelez ça comme vous voudrez, c’est comme ça que ça fonctionne dans cette ville depuis un siècle et c’est parti pour durer encore longtemps. Si vous prenez le risque d’attaquer quelqu’un comme Dunbrook et que vous le ratez, on peut tous les deux prendre notre retraite.

 

[Salle informatique : Mac et Hawkes]

Hawkes : Alors, il paraît que le chef est radin en commissions rogatoires ?

Mac : Il en veut plus.

Hawkes : Dites plutôt qu’il préfère ouvrir le parapluie.

Mac : Je n’ai pas l’intention d’attendre que Sinclair se décide sur sa dernière manœuvre politicienne.

Hawkes : Vous cherchez à établir d’autres rapprochements entre la clé et Dunbrook ?

Mac : Non, des preuves d’une autre nature que celles qu’on trouverait en laboratoire.

Hawkes : Je vois, des articles de presse qui parlent de ses investissements, marchés, impôts, vous pensez que Dunbrook a pu faire une erreur et qu’il est possible qu’un média sur lequel il n’a aucun contrôle ai pu s’en emparer ?

Mac : Il y a plus d’une façon d’attraper un poisson. On a eu Al Capone grâce à l’évasion fiscale, d’autres criminels pour une simple amende de stationnement… Si on n’a pas Dunbrook pour meurtre, on doit pouvoir trouver autre chose pour le mettre en prison.

Hawkes : Mac, on a déjà exploré ses finances et on a rien trouvé de suspect, sur le papier il est clean.

Mac : Sa manière de réagir, quand on lui a tiré dessus à la conférence de presse, il y a quelque chose qui ne me paraît pas normal. J’étais juste à côté de lui à ce moment là et il n’a même pas eu l’air effrayé ni surpris. Et ensuite aussi, son comportement était étrange. Il se tenait là, debout, comme un roi ou un dieu haranguant les masques comme si qu’importe ce qu’il se passait, il refusait de se baisser. Il se croit invulnérable. Poursuivez la recherche pour moi, voyez où ça mène.

Hawkes : D’accord. Où allez-vous ?

Mac : A la pêche au gros !

 

[Bureau de Dunbrook : Mac et Dunbrook]

Dunbrook : Qu’est-ce qui se passe ? Vous êtes fâché que vos collègues aient repris le travail ? Vous n’avez pas autre chose à faire qu’essayer de me coller à tout prix une accusation de meurtre ?

Mac : La clé USB d’Ann Steele est une inestimable source d’informations et l’homme qui vous a agressé, l’agent Walsh, croyait que vous l’aviez. Ce qui s’est déroulé dans votre bureau n’a rien à voir avec la légitime défense, mais plutôt avec la défense de vos propres intérêts !

Dunbrook : C’est la première fois qu’on me parle de cette clé USB, ainsi que de ces informations.

Mac : Vos gros titres disent le contraire ! [Dunbrook blêmit] Où est-elle ?

Dunbrook : Je ne vois pas du tout de quoi vous parlez. Je vous laisserais volontiers fouiller si ça pouvait vous rassurer, mais ce ne serait peut-être pas légal. C’est ennuyeux.

Mac : Vous êtes devenu un meurtrier pour conserver vos secrets !

Dunbrook : Continuez comme ça Taylor, ça va m’aider à vendre mes journaux. Un officier de police harcèle son bienfaiteur, un officier de police viole la vie privée. [Il se met à hurler] Maintenant vous allez sortir de ce bureau avant que je vous jette dehors moi-même !

Mac : Comment, par la porte ou par la fenêtre ?!

Sinclair [entre dans le bureau: Ah, bonjour monsieur Dunbrook ! J’ai ici une commission rogatoire pour fouiller votre bureau. [Il blêmit à nouveau] Sur le champ ! Si vous voulez bien nous excuser. [Mac le regarde en souriant]

 

[Musique – Bureau de Dunbrook : Mac, Sinclair et quelques hommes fouillent la pièce. Mac découvre un coffre derrière un meuble, l’ouvre et y trouve une arme]

 

[Bureau de Dunbrook : Mac et Sinclair]

Sinclair : Smith et Wesson 38 spécial !

Mac : Exactement ce que nous cherchions !

 

[Labo : Stella et Mac]

Mac : Dunbrook dit qu’il n’était pas à New York au moment du meurtre de Cross, il faudrait le croire sur parole. L’arme, ça donne quoi ?

Stella : De l’ADN dégradé. Je l’ai comparé à notre prélèvement de référence de Dunbrook, ils correspondent.

Mac : Et pour la ballistique ?

Stella : Alors, l’arme du crime est du même modèle que l’arme que vous avez trouvé chez Dunbrook, Smith et Wesson 38 spécial. Mais les rayures que j’ai relevées sur la balle de test et celles qui sont sur la balle qui a tué Kevin Cross ne sont pas concordantes. Je sais que les deux sont liés, reste à trouver une façon de le prouver.

Mac [reçoit un appel, décroche: Taylor ? Oui. [Il raccroche] L’agent du FBI disparu a été retrouvé.

 

[Dans la rue : Flack et Mac]

Flack : Mes gars l’ont repéré alors qu’il s’engageait sur le pont vers Azzano, ils l’ont pris en chasse et ils l’ont rattrapé juste avant qu’il s’engage sur la voie express. Il vous a demandé.

Mac [à un pompier: Il peut parler ?

Pompier : Oui, je crois.

Mac : Agent Johnson, c’est le lieutenant Taylor. [Johnson, coincé dans la voiture et grièvement blessé, baragouine quelques mots] Quoi ? Je ne vous comprends pas.

Johnson : Tout est dans la clé USB, vous vous rappelez, tout est dans la clé USB. Walsh et moi, on s’est faits avoir.

Pompier : Lieutenant, il faut qu’on le désincarcère tout de suite. [Ils tentent de le sauver, puis Park arrive]

Park : Lieutenant Taylor ?

Mac : Si vous vouliez voir Johnson, vous arrivez trop tard. Il est mort avant qu’on puisse le sortir de la voiture.

Park : Oui je sais. [Il lui donne un dossier]

Mac : Qu’est-ce que c’est ?

Park : Quelque chose que je pouvais pas vous donner avant. La vérité.

 

[Bureau de Mac : Sinclair et Mac]

Mac : Il y a un an, Walsh et Johnson ont monté un dossier d’accusation contre Stiegel Tech pour délit d’initié. Le dossier était très solide, mais avant qu’ils aient pu boucler leur enquête, ils se sont eux-mêmes retrouvés mis en cause.

Sinclair : Je vois ici que l’enquête administrative faite sur eux a suggéré que Walsh et Johnson auraient falsifié des documents. Ils ont été congédiés, et leur travail ayant perdu toute crédibilité, l’enquête contre Stiegel Tech a été abandonnée.

Mac : Je pense que c’est Ann Steele qui a monté de toutes pièces l’enquête administrative.

Sinclair : Walsh et Johnson pensaient que c’est Dunbrook qui avait récupéré sa clé USB. Ils la voulaient pour pouvoir se disculper.

Mac : Pas question pour Dunbrook de la leur donner, et dans la bagarre qui a suivi, Walsh est passé par la fenêtre.

Sinclair : C’était un dommage collatéral ! Comme pour l’employé des scellés.

Mac : Dès le début, Dunbrook a cru pouvoir nous mener en bateau, il a cru qu’il pourrait se payer notre ville. S’acheter un département de police en payant les salaires au moment de la grève, et qu’ainsi il pourrait y exercer le pouvoir. Il a cru pouvoir nous rouler. A nous de jouer maintenant.

Sinclair : Vous pensez à quoi ?

Mac : Il ne faut pas que Walsh et Johnson aient fait tout ça en vain.

 

[Couloir du labo : Stella et Mac]

Stella : Le canon de l’arme de Dunbrook avait été abrasé après avoir tiré sur Kevin Cross, ce qui a modifié les rayures.

Mac : Empêchant l’identification ballistique, on a affaire à quelqu’un de malin.

Stella : Mais j’ai été encore plus maline ! L’outil qu’il a utilisé n’a pas atteint le fond du canon. J’ai pris une empreinte des rayures intactes du canon de l’arme de Dunbrook, j’ai moulé un projectile à partir de cette empreinte, et je l’ai comparé à celui qui a tué Kevin Cross. Ils sont similaires. La balle qui a tué Kevin Cross venait de l’arme de Dunbrook. On le tient.

Danny [arrive: Pas encore. Flack vient d’appeler, son alibi tient la route, le soir de la mort de Kevin Cross il était en train de parler à un symposium sur les médias à Yale, devant plus de 100 personnes.

Stella : C’est impossible, le seul ADN présent sur son arme est le sien.

Danny : L’ADN de Dunbrook est-il aussi l’ADN de quelqu’un d’autre ?!

 

[Salle informatique : Hawkes et Mac]

Mac : Nous allons regarder de plus près l’ADN dégradé qui était sur l’arme. Grâce aux mini STR, on doit pouvoir amplifier les plus petits locis.

Hawkes : Ce qui nous permettra d’avoir plus de précisions sur les prélèvements. On a des allèles communs à tous les locis.

Mac : On ne cherchait pas le bon Dunbrook, c’est l’ADN de son fils !

 

[Bureau de Dunbrook : Connor, Dunbrook, Flack et Mac]

Dunbrook [au téléphone, alors que des policiers emmènent Connor: Ils l’emmènent avec eux. Oui, c’est pour ça que je vous paie une fortune maître, alors bougez vous ! [Il raccroche] Connor, surtout ne leur dis rien, pas un mot tu m’entends !

Flack : Reculez monsieur Dunbrook.

Dunbrook : Quoi, vous me donnez des ordres ?!

Mac [hurle: Oui, il vous demande de reculer ! [Dunbrook s’éloigne] Du nouveau sur la clé USB ?

Flack : Non, on a fouillé Connor et son appartement, pas de clé USB.

Mac : On le tient pour le meurtre de Kevin Cross.

Dunbrook : Vous tenez rien du tout !

Mac : Je tiens votre fils, qui commet des meurtres pour que vous augmentiez vos tirages. Une chance pour vous que je ne vous coffre pas pour obstruction, ce tir à la conférence de presse était un stratagème, c’est Connor qui s’est chargé de faire diversion ! Il fallait qu’on pense que quelqu’un voulait vous tuer !

Dunbrook : Où sont vos preuves ? Vous n’en avez aucune ! Pour le public, la vérité c’est ce qui est écrit ! Quand j’en aurais terminé avec vous, vous savez ce que les gens retiendrons ?! La vérité sur ce que vous êtes en réalité, un rat de laboratoire avec une jolie médaille à son revers ! Croyez-moi, vous êtes trop insignifiant pour vous mesurer à moi !

Mac : Le maire ne sauvera pas votre fils, et votre argent non plus ! Mais vous aurez ce que vous vouliez, la une des journaux ! [Mac s’en va, Dunbrook reste bouche bée. On revoit ensuite la scène de la chute de Walsh, qui avait bien récupéré la clé USB. Celle-ci, tombée dans la bouche de métro, a été écrasée par un train.]

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